Après le soir
Lundi 25 février, 2008
Le soir est sobre comme un manteau d’été,
C’est ce soir quelle est belle et que j’aime entendre rire
Son sourire qui s’éclaire sur les murs écaillés,
Et ses yeux qui ripostent à mes yeux qui l’admire.
Elle me raconte des histoires, ses histoires de peines
Où d’amour elle est triste, car l’amour est trop joueur.
Et j’écoute ses couplets contre ceux qui la malmène
Et son refrain bouclé: ” je ne trouverais jamais l’âme sœur”.
Puis vient le temps de danser et de boire,
Mon souffle chaud sur sa nuque, ses mains en bandoulières,
Elle se serre et se colle et m’embrasse dans le cou.
Elle fait trois petit pas et disparait dans le noir.
Elle réapparait enfin, un inconnu derrière,
Elle se serre et se colle et l’embrasse dans le cou.
Elle fait trois petits pas de danse et repart, c’est la fin.
Les lumières en musique ont cessés leurs refrains.
Les gens se pressent à la sortie, les amis qui m’appelent,
Elle est là, silencieuse, dans ces bras qui l’étreignent.
On se dit au revoir, et les lumières s’éteignent,
Elle nous quitte avec lui, on rentrera sans elle.
Rien n’est parfait, tout autour.
Mon cœur se bat sourd et se rythme en tempête,
J’aimerais qu’il s’arrête, pour que tout s’arrête autour,
Et que de larmes en givrées, ma flamme s’entête.
“Je vous aime” criera t-elle de sa voix éloigné,
Par la fenêtre d’un taxi ou d’un bus plein de drame.
Et moi, ici, parmi les autres, fatigués;
Je murmurerais “moi aussi” dans les “nous aussi” vacarme.

Dis lui!!!!!!!!